vec rànic et le corps
û. Sans m('connaitre In beauté de vos sentiments. 4. Pour que j'aie pu désirer....
8ôO LES FEMMES SAVANTES.
De mallraiter l'asile' et blesser les bontés Où je me suis sauvé de toutes vos fiertés*.
Mais enfin comptez-vous. Monsieur, sur mou sufïrage, Quand vous vous promet tez cet autre mariage? Et, dans vos visions', savez-vous, s'il vous plaît, Que j'ai pour Henriette un autre époux tout prêt?
Eh, Madame! voyez votre choix*, je vous prie :
Exposez-moi, de grâce, à moins d'ignominie,
Et ne me rangez pas^ à l'indigne destin
De me voir le rival de Monsieur Trissotin.
L'amour des beaux esprits, qui chez vous m'est contraire,
Ne pouvait m'opposer un moins noble adversaire.
11 en est, et plusieurs, que pour le bel esprit
Le mauvais goût du siècle a su mettre en crédit;
Mais Monsieur Trissotin n'a pu duper personne,
Et chacun rend justice aux écrits qu'il nous donne :
Hors céans, on le prise en tous heux ce qu'il vaut;
Et ce qui m'a vingt fois fait tomber de mon haut,
C'est de vous voir au ciel élever des sornettes
Que vous désavoueriez, si vous les aviez faites.
1. L'expression dont se sert ici Clitandre peut être fort galante; elle n'en est pas moins entortillée : il veut dire, croyons-nous, qu'en revenant à Armande qui l'a rebuté, il se montrerait ingrat pour Henriette, dont l'amour et les-bontés ont offert un asile à son cœur.
2. Vos fiertés, vos rigueurs : voyez ])lns haut, p. 827, note 1.
3. Et avez-vous l'esprit trop troublé par vos visions, vos ambitions chimériques, pour ignorer que. etc.
i. Voyez, considérez un peu le choix que vous avez fait et ne m'opposez pas un rival aussi humiliant.
o. .Ve me nnn/ez pas, ne me réduisez pas à.... Cf. Corneille, \e Cid (I, V.) :
Accablé des malheurs où le destin me range.