ACTE IV, SCÈNE IV. î
PlllLAMlM'K poursuit.
Voilà sur cef hymen ' que je me suis promis Un mérite attaqué de beaucoup d'(!iinomis ; El ce déchaînement aujourd'hui me convie A l'aire une action qui confonde l'envie, Oui lui lasse sentir que l'eflort qu'elle l'ait, De ce qu'elle veut rompre aura pressé l'eflel. Reportez tout cela sur l'heure à votre maître. Et lui diles qu'alln de lui faiie connaître Quel grand état je lais- de ses nobles avis Et connue je les crois digues d'être suivis, Dès ce soir à Monsieur^ je marierai ma tille. Vous*, Monsieur, connue ami de toute la famille, A signer leur contrat vous pourrez assiste)'. Et je vous y veux bien, de ma part», inviter. Armande, prenez soin d'envoyer au notaire '•, Et d'aller avertir votre sœur de l'affaire.
chant:* ('crivaiiis du xvii" siècle : quel esl celui qui ne pourrait être convaincu, comme Colin, d'avoir mis à conti'ibution Horace, Virgile, Térence et Catulle? Molière, tout le premier, serait exposé à ce reproche de plagiat. Mais il ne faut ])as croire qu'il donne ici raison à Vadiiis contre Cotin : il raille au contraire les critiques mesquines dont se poursuivaient certains pédants, qui d'ailleurs, n'ayant jamais su rien créer d'original, avaient droit au titre de plagiaires. C'est ainsi que Cotin, dans la Satire des satires, dit en parlant de Boileau :
Je n'ai pas, comme lui, pour faire une satire. Pillé dans les auteurs ce que j'avais à dire.
J'appelle Horace Horace, et Boileau traducteur.