C.IinYSA
Oui.
M.VP.TINE.
Par quelle raison, jeune et bien fait qu'il est, Lui refuser Clitandre? Et pourquoi, s'il vous plaît, Lui bailler- un savant, qui sans cesse épilogue? il lui faut un mari, non pas un pédagogue; Et ne voulant savoir le grais^, ni le latin, Elle n'a pas besoin de Monsieur Trissotin.
Fort bien.
riHLAMINTE.
Il faut souflVir qu'elle jase à son aise.
MACTINi:.
Les savanis ne son! bons que poiu' prêcher en chaise*;
Et pour mon mari, moi, mille fois je l'ai dit.
Je ne voudrais jamais ])rendre un homme d'esprit.
1. Coiivendhle. qui par son (•aract«!TO et sa personne convienne à sa fill'-. lui soit assorti.
■J. Bailler, donner : c'était, au temps de MoliiVo, un archaïsme condamné jiar l'usage acadé'mique.
"). Le tjriiis, ancienne jn'ononciation du ?ruit (irer, con-ervée par le pe\iple.
i. Clinise pour chaire. Vaugelas avait depuis longtemps prescrit la distinction îles deux formes chaise et chaire. Mais nous savons que Martine a pii''(iséincnl le iort de ne p^H parler VdiK/elan.
Ai.ir, V. SCENE Ilf. 8o7
L'esprit n'est puiiit du tout ce qu'il Tant en luciiayo;
Les livres cadrent mal avec le mariage;
Et je veux, si jamais on engage ma loi'.
Un mari qui n'ait point d'autre livre que moi.
Qui ne sache A ne- 13, n'en déplaise à Madame,
Et ne soit en un mot docteur que pour sa rennnc.
l'UlLAMINTE.
Est-ce fait? et sans (rouble' ai-ji' assez écoulé Votre digne inlor|irète?
cHnvsALi;.
Elle a dit vérité.
f'UIl.AMINïK.
Et moi, pour trancher court toute celte dispute, Il faut qu'absolument mon désir s'exécute. Henriette et Monsieur seront joints de ce pas*; J(; l'ai dit, je le veux : ne me répliquez pas; Et si votre parole à Clitandre est donnée, Oll'rez-lui le nai'ii d'éjjouser son aînée.
CUr.YSALE.
Voilà dans celte all'aire un accommodement. Voyez, y donnez-vous voire consentement'.'
IIKNKILTTI;.
Eh, mon père !
CMTANDUE.
Eh, Monsieur!