ACTE V. SCÈNE DERNIÈRE
rt'/i' letlrc, qui vous dira ce que je n'ai osé vous aller dire. La grande imjlujence que vous avez pour vos affaires a été 1(1 use que le clerc de votre rapporteur ne m'a point averti, et vous avez perdu absolument votre procès que vous deviez (fariner.
CHRYSALE
\(ili(' iiiTicrs ponin!
l'UlI.AMINTE.
Vous vous troublez beaucoup!
Mon cœui" n'est point du tout (''l)ranlé de ce coup. Faites, faites paraître une ànie moins commune, A braver', comme moi, les traits de la fortune.
Le peu de soin que vous avez vous coûte quarante mille ''eus, et c'est à payer cette somme, avec les dépens, que vous vies condamnée par arrêt de la Cour.
(Condamnée! Ah! ce mol est choquant, et n'est fait (Jue pour les criminels.
AKISTE.
Il a tort en effet.
Et vous voiis êtes là justement récriée. 11 devait avoir mis que vous êtes priée, Par arrêt de la Cour, de payer au j)lus tôt Ouaraule mille écus, et les dépens- qu'il faut.
PHILAMINTE
Voyons l'antre.
CHRYSAI.E lit :
Monsieur, l'amitié qui nie lie à ^fonsieur votre frère me fait prendre intérêt à tout ce qui vous touche. Je sais que vous avez mis votre bien entre les mains d'Argante cl de Damon,, et je vous donne avis qu'en même jour ils ont fait tous deux banqueroute,
\. A braver, en liravant.