‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 95 sur 744 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Un hruit s'est élevé, dont un antre eût en honte ;

Mais Ini, ferme et constant, n'en a fait aucun compte,

Et se serait tenu comme il s'était posé,

Si, pour mon infortune, il ne m'eût avisé.

(( Ha! Marquis, m'a-t-il dit, prenant près de moi place,

Comment te portes-tu? Soulfre que je t'embrasse*. »

Au visage sur l'heure un rouge m'est monté

Que l'on me vit connu d'un pareil éventé.

Je l'étais peu pourtant; mais on en voit paraître.

De ces gens qui de l'ien veulent fort vous connaître,

Dont il faut au salut les baisers essuyer,

Et qui sont familiers jusqu'à vous tutoyer.

11 m'a fait à l'abord cent questions frivoles.

Plus haut que les acteurs élevant ses paroles.

Chacun le maudissait; et moi, pour l'arrêter :

« Je serais, ai-je dit, bien aise d'écouter.

— Tu n'as point vu ceci. Marquis? Ah ! Dieu me danme.

Je le trouve assez drôle, et je n'y suis pas âne ;

Je sais par quelles lois un ouvrage est parfait -,

Et Corneille me vient lire tout ce qu'il fait 5. »

Là-dessus de la pièce il m'a fait un sommaire,

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