SCÈNE V : ÉRASTE. CRISPIN
CRISPIN
Vous, monsieur, s'il vous plaît, fermez porte et fenêtre ; Un éclat indiscret peut me faire connaître. Avancez cette table. Approchez ce fauteuil. Ce jour mal condamné me blesse encore l'œil. Tirez bien les rideaux, que rien ne nous trahisse.
ÉRASTE
Fasse un heureux destin réussir l'artifice ! Si j'ose me porter à cette extrémité.
Malgré moi j'obéis à la nécessité.
J'entends du bruit.
CRISPIN, se jetant brusquement dans uh fauteuil. Songeons à la cérémonie ; Et ne me quittez pas, monsieur, à l'agonie.
ÉRASTE
Un dieu, dont le pouvoir sert d'excuse aux amants, Saura me disculper de ces emportements.