‹ Théatre choisi de RegnardChapitre 48 sur 135 · SCÈNE V : LE MARQUIS, MÉNECHME, VALENTIN · texte numérisé non relu

SCÈNE V : LE MARQUIS, MÉNECHME, VALENTIN

VALENTiN, à part.

Mais je vois le marquis ; il tourne ici ses pas. Les cent louis nous vont donner de l'embarras.

LE MARQUIS, embrassant vivement Ménechme, qti'il prend paur le Chevalier.

Hé ! cadédis, mon cher, quelle heureuse fortune Que je t'embrasse... encore... et mille fois pour une. Quelque contentement que j'aie à té révoir, Régardé-moi ; je suis outré de désespoir ; Lé jour mé scandaUse. et voudrais contré quatre. Pour terminer mon sort, trouver seul à mé battre.

Monsieur, je suis fâché de vous voir en courroux ; Mais je n'ai pas le temps de me battre avec vous,

LE MARQUIS

Un coup dé pistolet mé serait coup dé grâce.

Je voudrais que quelqu'un m'écrasât sur la place.

MÉNECHME, à part, à Valentin.

Quel est ce Gascon-là ?

VALENTIN, bas à Ménechme.

C'est un de vos amis Sans doute, et des plus chers.

MÉNECHME, has à Valenitti.

Jamais je ne le vis.

LE MARQUIS

Je sors d'une maison, que la terre engloutisse. Et qu'avec elle encor la nature périsse ! Où, jusqu'au dernier sou, j'ai quitté mon argent. D'un maudit lansquenet lé caprice outrageant

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