I. Cette réplique est un souvenir de VAvttr
Tout est-il mort ici, laquais, valet, servante? J'ai beau heurter, crier ; aucun ne se présente. Le diable puisse-t-il emporter la maison !
LISETTE
Eh ! qui diantre chez nous heurte de la façon ?
[Elle ouvre.) Que voulez-vous, monsieur? quel démon vous agite? Vient-on chez un malade ainsi rendre visite?
{A part.) Dieu me pardonne ! c'est Crispin ; c'est lui, ma foi !
CRISPIN, bas à Lisette.
Tu ne te trompes pas, ma chère enfant ; c'est moi.
{Haut.) Bonjour, bonjour, la fille. On m'a dit par la ville Qu'un Géronte en ce lieu tenait son domicile : Pourrait-on lui parler?
LISETTE
Pourquoi non? le voilà.
CRISPIN, lui secouant le bras.
Parbleu, j'en suis bien aise. Ah ! monsieur, touchez là. Je suis votre valet, ou le diable m'emporte. Touchez là de rechef. Le plaisir me transporte Au point que je ne puis assez vous le montrer.
GÉRONTE
Cet homme assurément prétend me démembrer.
CRISPIN
Vous paraissez surpris autant qu'on le peut être.
Je vois que vous avez peine à me reconnaître ;
Mes traits vous sont nouveaux : savez-vous bien pourquoi?
C'est que vous ne m'avez jamais vu.
GÉRONTE
Je le croi.
CRISPIN
Mais feu monsieur mon père, Alexandre Choupille, Gentilhomme normand, prit pour femme une fille Qui fut, à ce qu'on dit, votre sœur autrefois, Et qui me mit au jour au bout de quatre mois.
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Linné par J. ae boii^u*il r>,-»s;iié liai- J.-M. Moifau K- j.'uno.
Parbleu, j-en suis bien aise. Ah! monsieur, touchez là. le suis votre valet, ou le diable m'emporte.
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