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SCÈNE VII les mêmes, UN BRIGADIER, gendarmes

LE BRIGADIER, aux gendarmes.

Restez mobiles ! fixe ! apprêtez les menottes.

Aux bourgeois.

Il parait qu'en ces lieux il pleuvait des calottes. Celui-là n'avait pas de parapluie.

BOUCHETROU, d'un ton piteux.

Hélas !

Hélas ! nous le plaignons.

LE BRIGADIER

Moi, je ne le plains pas, Car s'il n'était pas mort il serait à l'amende. Qui lui distribua cet atout? Je demande Quel est le rédacteur de ce décès?

IDIOT

C'est moi.

LE BRIGADIER

Je ne vous vois pas blanc. Connaissez- vous la loi? Lisez : l'affiche est là.

IDIOT

Je tremble d'épouvante.

LE BRIGADIER

Pour un homme tué, cjest treize francs cinquante, Ou vingt ans de prison avec les fers au cou.

MARIONNETTE

Ah! grand Dieu ! ciel de Dieu ! lui?

Je n'ai pas le sou.

Qu'on me mène en prison.

marionnette.

0 ciel ! il perd la boule.

270 MARIONNETTE

IDIOT, à part, d'un air triste.

Je suis dans l'embarras, dix fois plus qu'une poule Avec vingt-deux poussins. Dieu! mourir in castu, Faute de treize francs ! ô mon amie ! as-tu Quelque argent disponible !

MARIONNETTE

Hélas ! non.

IDIOT

C'est bien triste.

LE BRIGADIER, impatienté.

Allons, saisissez-vous de ce capitaliste.

IDIOT, d'un air tendre.

Gendarmes, avec moi montrez-vous bons enfants. Donnez-moi la menotte.

MARIONNETTE, au désespoir.

Idiot ! tu me fends Le cœur. Ah! Dieu de Dieu! pour treize francs cinquante Se voir ainsi traiter !

IDIOT

Adieu, femme étonnante! C'est toi. qui m'as perdu par tes horribles cris.

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