LA Y KM AS
Je l'ai vu chez sa tan le
Plus de cent fois.
MARIONNETTE. 273
CUIRVERNI.
Vraiment?
LAVEMAS.
Ce pauvre Cuirverni !
Oui, sou malheur me cause un chagrin infini.
CUIRVERNI, à part.
Quel niais! quel nigaud renforcé! Voyez comme Un emplâtre sur l'œil vous rapetisse un homme.
LAVEMAS.
Mais, qifavez-vous donc là? je ne m'explique pas Pourquoi vous avez tant d'épingles sur le bras.
CUIRVERNI.
Vous allez le savoir. Je suis borgne et caustique. C'est un rude métier que celui de critique, Il faut beaucoup parler, souvent parler en vain; Je fais mieux : chaque fois que je trouve en chemin Quelque chose d'absurde ou qu'il faut qu'on retranche, Je mets, sans dire un mot, une épingle à ma manche. Si vous en aviez une à me prêter ici, Vous m'obligeriez fort.
LAVEMAS.
La voilà.
CUIRVERNI.
Grand merci.
LAVEMAS.
Je vous quitte.
• CUIRVERNI.
Au revoir, monsieur le commissaire.
LAVEMAS.
Et si j'avais pour vous quelque démarche à faire... Mon nom est : Lavemas.
CUIRVERNI, souriant.
Lavemas.
LAVEMAS.
Lavemas.
274 MARIONNETTE
CUIRVERNl.
Si j'ai quelque besoin je ne l'oublierai pas.
Lavemas sort.
Ah! c'est l'ami Placard, je pense qu'avec zèle Il a rempli sa tâche. Eh bien! quelle nouvelle? As-tu vu mon oncle?