SCÈNE II Cl'IHVERNI, PLACARD
PLACARD
Oui, certe, il n'est pas subtil.
C'est un homme créé pour les poissons d'avril, Il est bete à manger de la paille de seigle. Le vieillard d'Hernani, comment? mais c'est un ai^le Auprès de celui-là; quel excellent jobard ! C'est un crétin modèle, un type, un homme à part. Enfin, vous lui diriez que quatre et cinq font douze, Et qu'on a transporté Pétersbourg à Toulouse, Qu'il le croirait...
CUIRVERNI.
Vraiment?
PLACARD
Enfin, il te croit mort.
Pour le persuader, je n'ai fait nul effort Il devait, je le crois, pour me mettre à l'épreuve, De ton décès du moins exiger aie preuve; Du tout, loin de penser i ce poinl importent, il a pris mon récil pour de, L'argent comptant.
r.UlUYKUNI.
Pourrais-tu, mon ami, me prêter nui- épingle?
placard, la lui donnant.
J'en ai bien une, mais grosse comme une tringle.
MARIONNETTE. 27o
CUmVERJîI, la prenant.
Oh! tant mieux.
PLACARD
Mais, j'en vois trente au moins sur ton bras; Pourquoi faire?
Cela ne te regarde pas.
PLACARD
Tiens ! voilà ton oncle.
CUIRVERNI, regardant au fond.
Ah! mon Dieu! je crois qu'il boite.
Que fait-il donc?