‹ Théâtre choisiChapitre 173 sur 206 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

SOPHIE* à ii fenêtre, PROSPER, FANNY.

BOPHIE, a part.

Est-ce nue erreur? c'esl la voix <le Vincent !

FANNY

Allons! je suivais vous...

' PROSPER

Air : Gymnasiens, remettons à quinzaine.

Rassurez-vous, comptez sur ma tendresse, Ne craignez rien, fiez- vous à l'amour ! Mais hatons-nous surtout, car le temps presse, Voici bientôt le jour.

Il emmène Fanny par la main vers la coulisse par laquelle il est entré ; au moment où il a disparu, mais sans que Fanny ait cessé d'être en vue du spectateur, on entend Drouillet crier, en dehors : Il doit être par ici I

FANNY, entraînant Prosper du côté opposé. 0 mon ami ! la fuite est impossible ! Venez par là! voyez ! on suit nos pas! Ah ! je frémis 1 c'est un supplice horrible i A ce chagrin je ne survivrai pas.

Ils sortent par la dernière coulisse à droite, de manière à ce que l'ensemble soit chanté par eux après leur sortie.

SOPHIE, à part.

Mon cœur palpite et la crainte l'oppresse ; Est-ce donc là me payer de retour?

Une autre a-t-elle obtenu sa tendresse?

Trahit-il mon amour?

PROSPER

ensemble! Rassurez-vous , etc.

FANNY

Oui, je vous suis, je tiendrai ma promesse. Mon Dieu! pardonne à mon fatal amour; Dérobe-nous au danger qui nous presse.

Voici bientôt le jour.

Pendant la ritournelle de l'air, on entend dans la boutique de Potard le bruit de la chute d'un vase de verre.

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