‹ Théâtre choisiChapitre 193 sur 206 · SCÈNE VI VINCENT, seul · texte numérisé non relu

SCÈNE VI VINCENT, seul

Allons, allons, définitivement je joue un rôle de fils... il parait que j'ai des airs de la personne. Après tout, je ne suis pas mal ici; on me donne de Targent, on m'embrasse (il est vrai que c'est une femme d'âge)... à ça près, je suis vingt fois mieux que chez le père Potard, où réellement je végétais. On me paie pour que je réponde au nom de Prosper, je réponds au nom de Prosper... Ah! mon Dieu, mais pour quelque chose de plus, je répondrais au nom de Castor... etdeMédor si on veut... je ne tiens pas à ces hètises-là, moi!... je ne tiens pas à cesbètises-là ! Pourtant, dans tout ce qui m'arrive, il y a une chose que je ne saisis pas : la femme me donne cent écus pour l'aire accroire à son mari qu'il est le père de l'enfant, ça se comprend... ça s'est vu... ça se voit : bien ! mais le mari qui me donne cinq eenls francs pour attraper sa femme, et lui faire accroire qu'elle est ma

mère...

Ai u du Premier Prix.

La choie ne lU1 parait pas claire :

Chacun d'eux m1 défend de parler;

C'est un écheveau de mystère

Que je ne puis pis démêler.

0 naïveté que j'adore!

La mer' me pai' d'un air discret...

Pour cacher un s'cret... qu'elle ignore,

À son mari... qui le connaît.

Enfin, ce qu'il y a de certain, c'est que j'ai une bonne place... et que cinq et trois font huit... il n'y a pas à dire, trois et cinq font huit !...

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