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SCÈNE PREMIÈRE

MONSIEUR MIGAUD, LISETTE.

LISETTE

Non, Monsieur, Madame Patin n'est pas seule entêtée d'un homme de cour ; Lucile, sa nièce, et votre prétendue bru, suit l'exemple de sa tante. Elle donne dans les gens du bel air, et traite un mariage incognito avec un galant du caractère du chevalwj elle en est éperdument amoureuse.

\ MONSIEUR MIGAUD.

Ouais î \oilà une étrange famille ! Et il faut être bien ennemi de son repos, pour vouloir épouser et la tante et la nièce.

LISETTE

Oui , mais quarante bonnes mille livres de rente sont quelque chose de bon, et cela fait passer sur bien des petites choses.

MONSIEUR MIGAUD.

Tu as raison, et cet entêtement où est Madame Patin pour ce chevalier m'embarrasse un peu, je te l'avoue, à cause des quarante mille livres de rente.

LISETTE

Toute la question est de lui faire perdre cet entêtement ; car, après cela, vous ne vous ferez pas une affaire de la mettre à la raison.

MONSIEUR MIGAUD.

D'accord ; mais je crains que mon fils ne vienne pas si facilement a bout de Lucile.

LISETTE

Oh! pour Lucile, dès que Monsieur Serrefort saura la chose, il la mettra sur le bon pied, je

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