‹ Théatre choisiChapitre 136 sur 496 · ACTE IV, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I

LE CHEVALIER

Ma petite brune, à ce que j*ai pu savoir, est une héritière considérable, mais d'une naissance peu proportionnée à un si gros bien.

CHISPIN.

Ce n'est pas là une raison qui vous embarrasse.

LE CHEVALIER

Au contraire, c'est ce qui m'a fait prendre la résolution de l'enlever. Sa famille, après cela, sera trop heureuse que je l'épouse. Je serai en lieu de sûreté cependant, et je ne l'épouserai point qu'on ne lui fasse de grands avantages.

CRISPIN

Eh! à quoi la baronne et Madame Patin vous peuvent-elles être utiles dans cette affaire ?

LE CHEVALIER

Quoi ! tu ne vois pas cela tout d'abord ?

CRISPIN

Non.

LE CHEVALIER

Je ne suis pas en argent comptant, comme tu sais, et je veux que mes deux vieilles m'en fournissent à l'envi Tune de l'autre, et facilitent ainsi la conquête de ma jeune maîtresse.

Tudieu ! c'est le bien prendre. Vous entendez les affaires à merveille. Mais, je vois venir Madame Patin.

LE CHEVALIER

Paix I paix I tu vas voir le manège que je vais faire avec celle-ci. Ah ! palsambleu ! laisse-moi rire, Crispin, laisse-moi rire ; quand j'en devrais être malade , il m'est impossible de m'en empêcher.

CRISPIN

Il faut que je me mette de a partie.

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