SCÈNE XV
MADAME ARGANTE, ANGÉLIQUE, LISETTE
MERLIN
MERLIN
Oui, je vous le dis naturellement, moi , cette Madame Argante est mieux votre fait qu'aucune autre : une brave femme, belle, bien faite, jeune avec cela ; et qui dans les choses assurément, fait voir que... Ah! Madame, je vous demande pardon, je disais librement mes petites pensées a ce petit jeune homme^ je suis sans rancune. Qu'on me doive de l'argent, je le demande; quand je suis payé, je n'en demande plus.
Il }r a trois cents louis d'or dans cette bourse, Monsieur.
MERLIN
Ce sont des louis neufs, Madame ?
Oui, vraiment.
MERLIN
Vîdant douze livres dix sols pièce ?
Douze livres dix sols, je n'en ai point d'autres.
MERLIN
Il serait malhonnête que vous pajrassiez les gens en vieille monnaie ; cela serait suspect, voyez-vous ?
ANGELIQUE
Mon cher Monsieur de Pharnabasac, finissons, je vous prie ; vous êtes content, serviteur.
MERLIN
Votre valet, adieu, jusqu'au revoir. Voilà la plus obligeante personne que je connaisse !