‹ Théatre choisiChapitre 206 sur 496 · ÉRASTE, L'OLIVE · texte numérisé non relu

ÉRASTE, L'OLIVE

l'olive.

Le voilà bien fâché ?

ÉRASTE

Ah ! que les enfants sont malheureux, -dont les pères sont déraisonnables !

l'olive.

Que les valets sont misérables, dont les maîtres sont amoureux !

ÉRASTE

Quelle extravagance de m'être éloigné de Paris, pour m'en aller a l'armée !

l'olive.

Quelle sagesse y d'avoir quitté Tarmée pour revenir à Paris !

ÉRASTE

Je suis né sous une planète bien malheureuse !

l'olive.

L'affaire est touchante, je l'avoue.

ÉRASTE

Fils d'un père puissamment riche...

Il nous réduit par sa vilenie à vivre d'emprunt et de savoir faire.

ÉRASTE

Oh ! je lui passe son avarice.

l'olive.

Quelle bonté !

ÉRASTE

Mais pour le désespoir, où il a réduit mon amour, je ne puis le lui pardonner.

l'olive.

C'est une chose impcu'donnable , vous avez raison.

ÉRASTE

En visitant une parente dans un couvent, j'y trouve une jeune personne toute charmante, toute adorable...

l'olive.

Vous en devenez passionnément amoureux.

ÉRASTE

Pouvais-je ne le pas devenir?

^ l'olive.

Bon ! le moyen de s'en empêcher ? J'en serais devenu fou, moi.

ÉRASTE

Je lui rends des respects et des soins.

l'olive.

Y a-t-il rien de plus naturel?

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