ÉRASTE, L'OLIVE
l'olive.
Le voilà bien fâché ?
ÉRASTE
Ah ! que les enfants sont malheureux, -dont les pères sont déraisonnables !
l'olive.
Que les valets sont misérables, dont les maîtres sont amoureux !
ÉRASTE
Quelle extravagance de m'être éloigné de Paris, pour m'en aller a l'armée !
l'olive.
Quelle sagesse y d'avoir quitté Tarmée pour revenir à Paris !
ÉRASTE
Je suis né sous une planète bien malheureuse !
l'olive.
L'affaire est touchante, je l'avoue.
ÉRASTE
Fils d'un père puissamment riche...
Il nous réduit par sa vilenie à vivre d'emprunt et de savoir faire.
ÉRASTE
Oh ! je lui passe son avarice.
l'olive.
Quelle bonté !
ÉRASTE
Mais pour le désespoir, où il a réduit mon amour, je ne puis le lui pardonner.
l'olive.
C'est une chose impcu'donnable , vous avez raison.
ÉRASTE
En visitant une parente dans un couvent, j'y trouve une jeune personne toute charmante, toute adorable...
l'olive.
Vous en devenez passionnément amoureux.
ÉRASTE
Pouvais-je ne le pas devenir?
^ l'olive.
Bon ! le moyen de s'en empêcher ? J'en serais devenu fou, moi.
ÉRASTE
Je lui rends des respects et des soins.
l'olive.
Y a-t-il rien de plus naturel?