‹ Théatre choisiChapitre 330 sur 496 · DORANTE, L'OLIVE · texte numérisé non relu

DORANTE, L'OLIVE

DORANTE

Trouverai-je l'occasion de me déclarer? Et quand je l'aurai trouvée, aurai-je assez de bonheur pour persuader Angélique?

l'olivê.

Ma foi, Monsieur, il faut vous dépêcher de le faire, si vous voulez y réussir.

DORANTE

Ah ! te voilà, mon pauvre l'Olive ?

N'êtes-vous point las de ce déguisement, Monsieur? N'estril pas temps que vous cessiez d'êti^e peintre, et que vous redeveniez ce que vous êtes?

DORANTE

Eh ! paix ! paix ! FOlive. As-tu résolu de tout perdre ?

l'olive.

Eh ! morbleu ! tout est déjà perdu : Monsieur Bernard vient de me donner cent coups de bâton, afin que vous le sachiez.

DORANTE

A toi?

l'olive.

A moi-même.

DORANTE

Eh ! paix ! paix ! Parlons bas.

l'olive.

On ne nous écoute point.

DORANTE

11 n'importe. Et pourquoi t'a-t-il maltraité ?

l'olive.

Il faut qu'il soupçonne quelque chose, ou que ce soit par manière de conversation. Son gros coquin de fermier dit que c'est sa coutume : pour se désennuyer, il rosse, tantôt l'un, tantôt l'autre : votre tour viendra peut-être, c'est ce qai me console. Mais, Monsieur, j'ai bien autre chose à vous apprendre.

Quoi?

l'olive.

Vous ne regardez ce Monsieur Bernard que comme le tuteur d'Angélique?

dorante.

Eh bien ?

l'olive.

Il est votre rival, je vous en avertis.

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