DORANTE, L'OLIVE, ANGÉLIQUE, LISETTE, MONSIEUR BERNARD, LUCAS
ANGÉLIQUE, en rentrant dans le fond du théâtre.
Nous revenons insensiblement au même endroit où vous nous avez trouvées.
DORANTE
La voici, l'Olive.
MONSIEUR BERNARD
Cette allée sombre vous plaît apparemment mieux qu'une autre?
DORANTE
L'Olive?
l'olive.
Oui, c'est elle, vous avez raison; mais elle est en compagnie ; retirons-nous, Monsieur, la place est prise.
Angélique s'avance d'un côté avec Monsieur Bernard, qui la tient sous le bras, et Lisette, de Vautre côté, s avance de même avec Lucas, de manière que Dorante et VOlive, qui continiient de parler, se trouvent au milieu d'elles, et Monsieur Bernard et Lucas dans les deux côtés du théâtre,
MONSIEUR BERNARD
Mais, mignonne, n'êtes-vous point lasse de vous promener, et ne serions-nous pas mieux dans la maison?
ANGÉLIQUE
Vous ne vous plaisez qu'à me contraindre.
LISETTE
Elle a raison : un peu de complaisance, une fois en votre vie ; y a-t-il du mal à se promener ?
Id, Lisette, en qftprochant de VOlive qu'elle ne voit point, étend sa main, et le prend par le collet, et dans le même temps Angélique, rencontre la main de Dorante, qu'elle prend,
l'olive, à voix très basse.
Je suis pris, Monsieur.
DORANTE
Et moi ausssi.
Est-ce toi ?
LISETTE
Moi-même.
l'ouve.
Paix !
LISETTE
ANGÉLIQUE
Ne faites point de bruit.
MONSIEUR BERNARD
Hum ! Comment? Quoi? Que dites-vous?
ANGÉLIQUE
Je dis, Monsieur, que si vous voulez rentrer absolument, nous acbèverons, Lisette et moi^ notre caprice de promenade.
MONSIEUR BERNARD
Non, je ne suis point pressé, mignonne, et je ne rentrerai qu'avec vous.
ANGÉLIQUE
Quelle peine!
LISETTE
Va te coucher, Lucas, et emmène Monsieur.
LUCAS
Oh non ! tatigué, je ne m'irai coucher qu'avec toi.
LISETTE
Avec moi? parle donc... eh! maroufle...
MONSIEUR BERNARD
Mais, mignonne, cette passion de vous promener ainsi toute la nuit me parait bien nouvelle et