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SCÈNE XXIII

MONSIEUR BERNARD , LE CHEVALIER, ANGÉ- LIQUE, DORANTE, L'OLIVE, LISETTE, LUCAS.

LISETTE

Tenez, Monsieur, c'est Monsieur Bernard à qui vous en voulez, le voilà en déshabillé de campagne.

LE CHEVALIER

Monsieur Bernard?

MONSIEUR BERNARD

Oui, Monsieur, c'est moi-même. Il faut vous dire...

LE CHEVÀLIEH.

Dans un tel équipage ! Donnez-vous le bal ici. Monsieur? Ma nièce, y en a-t-il quelqu'un dans le village ?

MONSIEUR BERNARD

Ce n'est point une mascarade^ Monsieur, je vais vous expliquer...

LISETTE

Le pauvre homme a perdu l'esprit depuis quelque temps, il nous le faut veiller toutes les nuits.

MONSIEUR BERNARP.

Gomment, insolente?

l'olive.

II ne court encore que dans le jardin ; mais il courra bientôt les champs, si je ne me trompe.

le chevalier.

Ah ! te voilà, l'Olive?

l'olive.

Vous voyez, Monsieur, chacun a sa folie dans cette maison-ci : la mienne est d'être jardinier.

LE chevalier.

Je sais l'aventure. I l'olive.

I Et voilà aussi un autre fou de votre connais-

! sance, qui s'est mis dans la tête...

le ghevauer.

Je connais sa folie; je viens ici pour la guérir. Et quelle figure est-ce encore-là ?

LISETTE

C'est le fermier de Monsieur Bernard, qui a la même folie que son maître ; ils ont tous deux la folie d'être femmes.

LUCAS

Morgue ! ça n'est pas vrai, ie ne veux pas être femme, c'est une trop méchante engeance, et j'aimerais mieux être loup-garou.

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