‹ Théatre choisiChapitre 428 sur 496 · LA MEUNIÈRE, DE LORME · texte numérisé non relu

LA MEUNIÈRE, DE LORME

DE LORME

Oui, c'est bian fait; vela qui est commode, il n'y a qu'à choisir, vous êtes à même. Pargué! Madame la Meunière, vous êtes une grande bête avec votre esprit, de ne vous apercevoir pas qu'on se gobarge de vous !

LA MBUNIÀRE.

Gomment, on se gobarge de moi ! Que voulezvous donc dire, Monsieur de Lorme?

DE LORME

Tatigué ! si Monsieu le Bailli ne m'avait pas défendu de parler; mais je voulons vous faire tomber dans le panniau ; car sans ça, morguenne...

LA MEUNIÈRE

Eh bian ! sans ça ?

DE LORME

Sans ça, je voua dirais franchement que vous êtes une folle.

LA MEUNIÈRE

Monsieu de Lorme...

DE LORME

Une sotte^ une cruche, une impertinente...

Mais, Monsieu de Lorme

DE LORME

Une masgue, avec votre mariage ; que c'est vos filles qu'il raut marier, ou bien qu'ailes se marieront toutes seules, je vous en avartis.

LA MEUNIÈRE

Elles se marieront toutes seules I Eh ! à qui, s'il vous plaît ?

DE LORME

Parguenne, à qui ! on manque bien de ça !

LA MEUNIÈRE

Mais encore ?

DE LORME

Ohl tatigué, j'ai promis de nerian dire : vous en serez la dupe, ça sera biau à votre âge, de vous laisser attraper par des jeunes nigauds qui se moquont de vous.

LA MEUNIÈRE

Qui se moquont' de moi! Je voudrais bian savoir qui sont ces impartinents-là, Monsieu de Lorme ?

DE LORME

Eh, oui, tatigué., c'est là le hic ! Oh ! pour ce qui est de ça, c'est un sot animal qu'une femme !

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