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LE BAILLI, DE LORME, GIFLOT, LÉPINE

LE BAILLI

Ah ! Ah! Messieurs, tous deux ensemble? Voilà des rivaux en bonne intelligence ! Et le prétendu beau-frère, pour qui se déclare-t-il? Il faut faire la cour au beau-frère.

DE LORME

Tâtigué, queu malin, comme il les cajole !

LÉPINE

Nous aurons aussi besoin de votre protection, Monsieu, et nous savons que Madame la Meunière défère beaucoup à vos sentiments.

LE BAILLI

Si elle prenait de mes conseils, tout le monde serait content, et elle aussi, peut-être ; mais c*est le choix gui l'embarrasse, et vous la régalez si bien tour a tour... Comment! Je viens de rencontrer une troupe de bohémiens et de bohémiennes, qui, par les ordres de Monsieur Giflot, à ce qu'on m'a dit, doivent ici venir dire la bonne aventure à tout le village, et donner à leur manière une petite fête qui ne promet pas moins que celle de tantôt! Gela est galant. Messieurs, et l'objet de ces galanteries ne vous doit pas payer d'ingratitude.

GIFLOT.

Ce sont des choses, Monsieur...

Voici Madame la Meunière qui me cherche, car elle m'a fait dire qu'elle me voulait parler. Allez, Messieurs, faites avancer votre petite mascarade, je ne ferai rien contre les intérêts de l'un ni de l'autre.

LÉPINE

Nous sommes persuadés de vos bontés. Monsieur, et nous y mettons toute notre espérance.

aJ8 LES TROIS COUSINES

DE LORME

Morgue, je m'en vais itou avec eux, Monsieu le Bailli ; vous allez peut-être dire là queuque chose que vous me dirais encore de ne pas dire, et cela me fait de la peine.

LE BAILLI

Oui, vous avez raison, Monsieur de Lorme, allez et avertissez votre fille et vos nièces de venir ici : la partie ne serait pas bonne sans elles.

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