DORANTE, ANGÉLIQUE, LISETTE, MERLIN
MERUN.
Je viens de chez Monsieur votre oncle, Monsieur, comme vous me l'aviez ordonné.
DORANTE
Eh bien I en quel état est-il? Gomment va sa maladie?
MERLIN
Le mieux du monde, il ne passera pas la journée. Il vous demande pour une affaire de consécruence, et on est venu trois ou quatre fois vous cnercher.
ANGÉLIQUE
Sachez ce qu'il vous veut^ Dorante, et ne négligez point cette affaire.
DORANTE
Voyons donc auparavant, de grâce...
MERUN.
Madame a raison, Monsieur. Les oncles ne sont point des gens à négliger, et surtout dans les occasions comme celle-ci.
DORANTE
Mais, belle Angéli(][ue, nous n'avons point examiné de quelle manière nous pourrions détromper Madame votre mère du chevalier de Bellemonte.
LISETTE
Dépêchez-vous donc de l'examiner et de conclure.
DORANTE
Oh, ça I Merlin, il faut me rendre un service, mon ami.
Vous savezj Monsieur, que depuis le peu de temps que j'ai l'honneur d'être à vous, je me suis toujours volontiers acquitté des commissions que vous m'avez données. Je vous ai pris en affection, et je suis content de vous, je vous assure. Expliquez-moi votre affaire, que je voie si elle n'est point trop difficile, et si je me ferai prier, ou non.
ANGÉLIQUE, à Merlin.
Ah ! mon pauvre enfant ! tâche à faire ce qu'on te dira, et sois assuré d'une parfaite récompense. Je te donnerai....
DORANTE
Bon, Madame, c'est bien l'argent qui le gouverne. Vous ne le connaissez pas. Madame, il ne