SCÈNE XII
DORIMÈNE, LA COMTESSE, LINTENDANTE, LE MARQUIS, ÉRASTE, CLITANDRE* ANGÉ- LIQUE, LISETTE.
LE MARQUIS
Allégresse ! Madame, allégresse ! tout va le mieux du monde, nous jouerons malgré les jaloux, je cours pour vous en avertir.
l'intendante.
Mon pauvre marquis, que je vous embrasse pour une si bonne nouvelle !
LA COMTESSE
Le ciel en soit loué ! Je savais bien, moi, que cette défense ne pouvait pas durer. Allons, recouvrons le temps perdu, s'il vous plaît. Messieurs.
CLITANORE.
Serait-il possible , marquis , que ce n'eût été qu'une fausse alarme ?
DORIMÈNE
Tout Paris l'aurait prise mal à propos ?
LE MARQUIS
Non, vraiment, ce n'est point une fausse alarme, et la défense est très expresse.
ÉRASTE
Que venez-vous donc nous dire?
LA COMTESSE
Il ne fallait point tant accourir.
l'intendante.
Vous moquez-vous, Monsieur le marquis ?
LE MARQUIS
Non, Madame, et malgré la rigueur de la défense, il ne tiendra qu'à vous de jouer tant qu'il vous plaira, et sans craindre les commissaires.