ACTE II, SCÈNE I
Que tu es folle, Lisette! Je lui sais bon gré de cette impatience. C'est pour me faire plaisir qu'il a fait faire ce carrosse. Je gage qu'il y aura fait mettre des chiffres.
LISETTE
Je ne sais , mais je crains bien que ce Monsieur le chevalier ne vous donne bien des chagrins. Les gens de la Cour, et les jeunes gens surtout, sont a'étranges personnages. Celui-ci, encore qu'il soit votre amant, vous voyez avec quelle brusquerie il vous quitte pour aller voir un carrosse neuf. S'il est jamais votre mari, il se lèvera d'auprès de vous, dès quatre heures du matin, pour voir panser ses chevaux. Le beau régal pour une femme !
MADAME PATIN
Tu ne sais ce que tu dis.
LISETTE
Vous m'en direz des nouvelles.