VIII PRÉFACE
A la fin de ce séjour, François de Curel voulut commencer son apprentissage industriel, mais il se trouva en présence d'une opposition absolue du gouvernement allemand qui se refusait a laisser séjourner en Alsace- Lorraine tous ceux qui, ayant opté pour la nationalité française, n'avaient pas atteint l'âge auquel ils étaient exempts du service militaire.
Cette interdiction réduisit à néant les projets industriels de François de Curel qui n'entendait pas se faire naturaliser Allemand et elle pesa de façon décisive sur sa vocation littéraire.
Il employa ses loisirs h la lecture des littératures modernes et à des méditations, favorisées par de longs séjours à la campagne.
C'est vers 1885 qu'il s'initia aux difficultés du métier littéraire en écrivant des romans et nouvelles, bien résolu a ne jamais faire de théâtre ; ce fut un événement inattendu qui lui ouvrit les y^eux sur sa vocation.
En 1889 Charles Maurras, consacrant quelques lignes de dédaigneuse critique a une œuvre intitulée Le Sauvetage du Grand Duc, terminait son article par cette apostrophe ; « Au théâtre ! au théâtre ! Monsieur de Curel. »
Illuminé par ce conseil ironique, M. de Curel se