SCÈNE PREMIÈRE. — ALZIRE, gardes
ALZIRE
Préparez-vous pour moi vos supplices cruels.
Tyrans, qui vous nommez les juges des mortels?
Laissez-vous dans l'horreur de cette inquiétude
De mes destins affreux flotter l'incertitude?
On m'arrête, on me garde, on ne m'informe pas
Si l'on a résolu ma vie ou mon trépas.
Ma voix nomme Zamore, et mes gardes pâlissent ;
Tout s'émeut à ce nom : ces monstres en frémissent,