SCÈNE Vin. — OROSMANE, CORASMIN
OROSMANE
Ah ! trop cruel ami, quoi ! vous m'abandonnez ! Venez ; a-t-il paru, ce rival, ce coupable?
CORASMIN
Rien ne paraît encore.
OROSMANE
O nuit ! nuit effroyable !
Peux-tu prêter ton voile à de pareils forfaits? Zaïre !... l'infidèle !... après tant de bienfaits ! J'aurais d'un œil serein, d'un front inaltérable, Contemplé de mon rang la chute épouvantable ; J'aurais su, dans l'horreur de la captivité. Conserver mon courage et ma tranquillité ;
82 — ZAÏRE
Mais me voir à ce point trompé par ce que j'aime !