ACTE PREMIER — Hr
Qiw le ci«l et l'Etopagne y soient saua eauemis ; Mais les cours opprimés ne sont jamais soumis. J'en ai gagné plus d'un, je n'ai forcé personne ; Et le vrai Dieu, mon fils^ est un Dieu qui pardonne.
GUSMAX
Je me rends donc, seigneur, et vous l'avez voulu :
Vous avez sur un fils un pouvoir absolu ;
Oui, vous amolliriez le cœur le plus farouche :
L'indulgente vertu parle par votre bouche.
Eh bien ! puisque le ciel voulut vous accorder
Ce don, cet heureux don de tout persuader.
C'est de vous que j'attends le bonheur de ma vie '.
Alz^rct contre moi par "mes feux enhardie.
Se donnant à regret, ne me rend point heureux.
^ Je l'aime, je l'avoue, et plus que je ne veux ;
Mais enfin je ne puis, même en voulant lui plaïre, De mon cœur trop altier fléchir le caractère"; Et rampant sous ses lois, esck^-e d'un coup'd'œÛ, Par des soumissions caresser son orgueil.
Je ne veux point sur moi lui donner tant d'eropirç.
Vous seul, vous pouvez tout sur îè pèrê~3^1zh-ê"
En un mot, parlez-lui pour la dernière fois ;
Qu'il commande à sa fiJIe et force enfin son choix.
. - Daignez... Mais c'en est trop, je rougis que mon père
;^^^our ^intérêt d'un fils s'abaisse â la prière^ "~
ALVAREZ
C'en est fait. J'ai parlé, mon fils, et sans rougir. Montèze a vu sa fille, il l'aura su fléchir. De sa famille augnste, en ces heux prisonnière. Le ciel a par mes soins consolé la misère. Pour le vrai Dieu Montèz« a quitté ses faux dieux. Lui-même de sa fille a dessillé les yeux. De tout ce nouveau monde Alzire est le modèle ; Les peuples incertains fixent les yeux sur elle : Son cœur aux Castillans va donner tous les cœurs ; -^ L'Amérique à genoux adoptera nos mœurs ; -/
La foi doit y jeter ses racines profondes ; r^
Votre hymen est le nœud qui joindra les deux mondes; Ces féroces humains, qui détestent nos lois. Voyant entre vos bras la fille de leurs mis.
Cê vers se retrouve t«l quel dans Mahvntt (acte I, scèce ii).
106 — ALZIRE
Vont, d'an esprit moins fier, et d'an cceur plus facile. Sous votre joug heureux baisser un front docile : Et je verrai, mon fils, grâce à ces doux liens. Tous les cœura désormais espagnols et chrétiens. Montèzc vient ici. Mon fils, allez m'attendrc Aux autels, où sa fille avec lui va se rendre.