SCENE XXIII
crédulité. Tout ceci est un effet du zèle et de l'imagination de Merlin pour vous empêcher d'entrer chez vous, où j'étais avec Lucile, dans le dessein de l'épouser. Je vous demande pardon de ma conduite passée ; consentez à ce mariage, je vous prie : on vous rendra votre argent ; et je promets que vous serez content de moi dans la suite.
GÉRONTE, à Merlin.
Ah ! pcndard, tu te moquais de moi !
MERLIN
Cela est vrai, monsieur.
MADAME BERTRAND
Lucile est ma nièce ; et si votre fils l'épouse, je lui donnerai un mariage* dont vous serez content.
GÉRONTE
Pouvez-vous donner quelque chose, et n'êtes-vous pas interdite ?
MERLIN
Elle ne l'est que de ma façon'.
GÉRONTE
Quoi ! la maison...
MERLIN, se touchant le front.
Tout cela part de là.
GÉRONTE
Ah ! malheureux ! Mais... qu'on me rende mon argent, je me sens assez d'humeur à consentir à ce que vous voulez : c'est le moyen de vous empêcher de faire pis.
C'est bien dit ; cela me plaît. Touchez là, monsieur Géronte, vous êtes un brave homme ; je veux boire avec vous : allons nous remettre à table. Cela est heureux que vous soyez venu tout à propos pour être de la noce.
I. Un mariage : uq cadeau de mariage. — 2. De ma façon ; parce que Je l'ai dit.