SCÈNE II
OCTAVE, ORANTÉE.
OCTAVE, sans voir le prince.
Le prince, en cette triste et soudaine retraite.
Ne m’a pas sans dessein sa présence soustraite :
Il proposait en vain de ne la revoir plus ;
Ses fers sont allongés, mais ne sont pas rompus ; Des rivières plutôt, pour monter vers leur source. Contre leur naturel, rebrousseraient leur course. Que, pour quelque dépit qui rebute un amant.
Il cesse d’incliner et tendre à son aimant.
ORANTÉE.
Qu’entends-je?
Quoi? Seigneur, et si tard et sans suite !