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SCÈNE II

LES MÊMES, ARBAN.

Hélas I Seigneur, Cléandre, à la fin de son âge,..

Hélas!

ARBAN.

A devancé celle de son message:

D’un mal inopiné surpris sur le chemin.

Et sentant que sa vie était près de sa fin,

H me mit en la main les papiers que j’apporte.

Et d’une faible voix me parla de la sorte :

« Cher Arban, me dit-il, j’ignore comme toi Où tend mon ambassade et quel est mon emploi : Car il m’est défendu, par ordre exprès du prince, D’en voir l’instruction que hors de la province ;

Sa défense et mon mal ne me permettent pas Ni de l’ouvrir ici, ni d’avancer mes pas :

Retourne donc à Bude, et, secret et fidèle.

Du trépas que j’attends porte-lui la nouvelle. )>

La mort trancha sa vie avecque ce discours.

Et ne fut à son mal que l’œuvre de six jours.

ORANTÉE, à Laure.

Tu vois comme un malheur a trahi mon attente ;

Ce message empêchait le départ de l’infante :

Mais rhymen, dont le nœud nous a joints cette nuit. Aura la force au moins d’en empêcher le fruit. Adieu: n’oublions rien en l’importante adresse Où nous avons recours au besoin qui nous presse.

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