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SCÈNE III

CLIDAMAS, LAURE, LYDIE.

CLIDAMAS.

Ma fille, bénissez cette heureuse journée;

Elle vous apprendra de qui vous êtes née.

La princesse arrivant, le moment est venu Que votre illustre sort vous doit être connu.

Qu’il vous faut secouer le joug de ma misère.

Et que vous allez perdre et recouvrer un père.

LAURE

Que ce discours, mon père, est plein d’obscurité ! Ne tiens-je pas de vous le bien de la clarté?

LYDIE

Madame, que j’attends avec impatience Le fruit que produira cette heureuse espérance !

CLIDAMAS.

Non, ce n’est point, ma fille, en ce débile corps Que nature a puisé ces visibles trésors:

Vous' seriez un surgeon plus parfait que sa tige.

Et pour faire un miracle elle eût fait un prodige. L’hymen qui vous allie à cet illustre sang Entretient simplement sans hausser votre rang:

Il suffit; vous saurez cette heureuse nouvelle Quand l’heure permettra que je vous la révèle ;

Et si dès aujourd’hui l’infante est à la cour.

Vous en oirez la fin avant la fin du jour.

Entrons.

(Il sort.)

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