SCÈNE V
LE ROI, ORANTÉE, L’INFANTE, LE COM PE, L’AMBASSADEUR ; les valets.
LE ROI
Non, madame, le ciel n’a jamais sur princesses Si libéralement étalé ses largesses :
Ces invisibles corps, ces fameux messagers Porteurs de nouveautés aux pays étrangers.
Les bruits, à quelque point qu’ils vous aient estimée, Vous laissaient au-dessous de votre renommée.
Et n’ont jamais atteint la moindre qualité Ni de votre vertu ni de votre beauté.
Mon fils, sur ce sujet, vous dira sa pensée,
Ou plutôt la suivra : car je l’ai commencée,
Et l’aise qu’il fait voir témoigne clairement Qu’avecque ce discours j’entre en son sentiment.
(Il sort ayec le comte et Tambassadeur.)