NOTICE SUR LA SŒUR
tieux^ exorable^ frontiers (pays), froidureux^ impollu^ intempéré, muable,, offensif {enmxye\ï^)^ provident, vieil^ même devant une consonne. Rotrou écrit des foudres punisseurs et prend adjectivement censeur ei suborneur. Autre est employé pour un autre ; un pour quelqu’un; quel pour lequel; celui pour celui-là. Premier est pris dans une acception remarquable : nos péchés sont morts premiers que nous.
VERBES. — Formes inusitées : die, treuve,véquit,je me défaus, fois, nous sommes péris, la voix a parti, dors-je, perds-je, etc. On trouve d’innombrables exemples du verbe avoir construit comme suit: j’ai ma course achevée, cette main m’a la joue étourdie. Après croire que, Rotrou met souvent le subjonctif, ou un infinitif qui rappelle le que retranché des Latins : croyant la fortune avoir trop fait, j’ai cru son cœur répondre à mon amour. Il prend activement : consentir, croître, éclore, enquérir, faillir, influer, prétendre, rapprocher, rebrousser, sortir, suppléer, survivre. Au contraire il fait parfois neutres certains verbes actifs, comme abîmer, arrêter, briser, choquer, consommer, éclairer, endurer, laver, proposer, renverser, retirer. Ont vieilli les verbes et les tours suivants : accourcir, adresser sur, alentir, s’assurer sur, attendre de, avouer quelqu’un de, bailler, commettre (confier), conforter, se couler (s’écouler), dépriser, dépromettre, désagréer, désanimer, dévaler, dispenser (empêcher), dispenser à (permettre), divertir (retarder), étrécir, s’éclore, fier (confier), forcer {vdimcce), gauchir, gausser, hausser {vi&Qvk), se licencier à, meurtri? (assassiner), moyenner, naviger, nier (refuser), rendre (mettre, conduire), pleiger (garantir), ne pouvoir où (ne savoir où), quérir, r acquérir, se rebeller, rembarrasser, remordre (au moral), remourir, plaindre (regretter, refuser), rétreindre, soigner à ou que, succéder (réussir). Notons aussi les participes : déradé (sorti du port), déconfit (défait), éclairci (illustré), enrouillé, mêlé (au moral), recouvert (recouvré), résolu (rompu).
Nous ne pouvons qu’indiquer au passage certaines autres particularités de la langue de Rotrou: d’abord que ; ainsi SiYecXe subjonctif, formule de souhait, latinisme ; aucunement (un peu), au besoin (dans une circonstance critique), auparavant moi, combien que, devant (pour avant), au droit (pour droit en face), ensuite de, il ne peut que (il est impossible que), joint que, muettement, possible (peut-être), c’est fait que de, quelque si, à quoi (pourquoi), quoi qui (quelque chose qui), si (pourtant), suffit que, tant que (jusqu’à ce que), autant comme, vers (envers), etc.
LA SOEUR
COMEDIE
PERSONNAGES
LÉLIE , amant d’Eroxène, crue Aurélie.
ERVaSTE , amant d’Aurélie, crue Erox-èna. ANSELME, père de Lélie.
ORGIE , oncle d’Eroxène.
AURELIE
EROXÈNE.
CONSTANCE, mère d’Aurélie.
LYDIE, suivante d’Aurélie, crue Eroxène.
ERGASTE , valet de Lélie.
GERONTE, vieillard.
HORACE , fils de Géronte.