ACTE lY, SCÈNE I
HORACE
Acciam bien croch soler^ sen belmen, sen chroch soler.
GÉRONTE
Qu’il ne l’entendait point, et croit que son langage N’élait qu’un faux jargon qui n’est point en usage. Croyez encore un coup qu’il est un faux vaurien,
Un fourbe, un archi-fourbe, et gardez-vous-en bien. Je vous suis inutile et vais trouver mon frère. Adieu.
ANSELME
Jusqu’au revoir ; le ciel vous soit prospère !
GÉRONTE, à Horace.
Ghideîum anglan Cic!
HORACE
Ghideîum Baba!
(Géronte et Horace sortent.) ANSELME, seul.
De leur filet enfin je n’ai pu m’affranchir;
La prudence n’est pas ce qui me lait blanchir.
Avec mes cheveux gris, avecque ma vieillesse.
Je trouve que je perds et finance et finesse.
Et, dupé que je suis, interdit et confus.
Perdant encor le sens, ne perdrais guère plus.
Ils m’ont tous affronté : chacun d’eux y conspire ; Mais si je ne m’en venge, ils auront lieu d’en rire, Et surtout on verra rougir de mon affront Les épaules d’Ergaste, aussi bien que mon front.