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SCÈNE IV

DIOCLÉTIEN, MAXIMIN, VALÉRIE, CAMILLE, PLANCIEN, SOLDATS, gardes.

VALÉRIE

Mon goût, quoi qu’il en soit, est pour la tragédie : L’objet en est plus haut, l’action plus hardie.

Et les pensers pompeux et pleins de majesté Lui donnent plus de poids et plus d’autorité.

MAXIMIN

Elle l’emporte enfin par les illustres marques D’exemple des héros, d’ornement des monarques.

De règle et de mesure à leurs affections.

Par ses événements et par ses actions.

PLANCIEN.

Le théâtre aujourd’hui, superbe en sa structure, Admirable en son art, et riche en sa peinture. Promet pour le sujet de mêmes quahtés.

MAXIMIN

Les effets en sont beaux, s’ils sont bien imités.

Vous verrez un des miens, d’une insolente audace, Au mépris de la part qu’il s’acquit en ma grâce,

Au mépris de ses jours, au mépris de nos dieux. Affronter le pouvoir de la terre et des cieux,

Et faire à mon amour succéder tant de haine Que, bien loin d’en souffrir le spectacle avec peine. Je verrai d’un esprit tranquille et satisfait De son zèle obstiné le déplorable effet.

Et remourir ce traître après sa sépulture.

Sinon en sa personne, au moins en sa figure.

DIOCLÉTIEN

Pour le bien figurer, Genest n’oubliera rien : Écoutons seulement et trêve à l’entretien.

(On entend une voix accompagnée d'un luth.) (la piège COMMENCE.)

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