ACTE V, SCÈNE II
Pour lui la mort est salutaire,
Et par cet acte de valeur On fait Un bonheur volontaire D’un inévitable malheur.
Nos jours n’ont pas une heure sûre ; Chaque instant use leur flambeau; Chaque pas nous mène au tombeau,
Et l’art, imitant la nature,
Bâtit d’une même figure
Notre bière et notre berceau.
Mourons donc, la cause y convie ;
Il doit être doux de mourir Quand se dépouiller de la vie Est travailler pour l’acquérir.
Puisque la céleste lumière Ne se trouve qu’en la quittant Et qu’on ne vainc qu’en combattant, D’une vigueur mâle et guerrière Courons au bout de la carrière Où la couronne nous attend.