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ACTE V, SCÈNE VI

Et plus j’ai pour l’État achevé de travaux,

Plus il me fait d’injure et se rit de mes maux.

La terre ainsi, de Heurs et de moissons parée.

Est prodigue à la main dont elle est déchirée.

Et, d’un servile effort ranimant sa vigueur.

Donne à qui plus contre elle exerce de rigueur.

Mais le plus rude affront dont je ressens l’atteinte Est ce fatal appas, cette mortelle feinte Dont la superbe infante a voulu colorer L’espoir qu’elle semait pour me désespérer :

Quand je n’ose être amant, on m’ordonne de l’être ;

Pour me traiter de fol on me le fait paraître,

Et le frère et la sœur, tous deux également.

Font de mes passions leur divertissement.

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