‹ Théatre choisiChapitre 167 sur 418 · VAL; AUTRES CRÉANCIERS · texte numérisé non relu

VAL; AUTRES CRÉANCIERS

VALMONT

Sa femme qui se trouve mail je le crois bien.

MARASCHINI.

Bon ! elle se trouve mal comme moi ; c*est un jeu.

DOHAUTCOURS.

Il est certain que de pareilles clameurs sont bien faites pour eflrayer. On devrait bien au moins ménager la délicatesse et la sensibilité des femmes.

FRANVAL

Eh! monsieur, nous savons aussi bien que vous ce que l'on doit aux femmes de ménagements et d'égards ; mais on n'en doit pas aux fripons. Achevez votre lecture, monsieur, voyons toute l'étendue des malheurs, de M. Durville.

LEDOOX, continuant,

a En conséquence, ledit Antoine Durville a tait « le tableau de sa situation présente, tant en actif (( qu'en passif; duquel il résulte que l'actif mon- <( tant à un million neuf cent cinquante-sept mille « trois cent soixante-douze francs quatre-vingtu dix-sept centimes. »

MARASCHINI.

Mais qu'ai-je besoin de tous vos millions? C'est trois mille francs que vous me devez.

LEDOUX, continuant,

« Et le passif à celle d'un million... »

FRANVAL

Allons au fait. Quelles sont les propositions qu'on nous fait?

LEDOUX

Vingt pour cent du montant des susdites créances, tant en capital qu'intérêts.

GRAFF

Ahl vingt pour cent; c'est trop peu aussi.

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