VAL; AUTRES CRÉANCIERS
VALMONT
Sa femme qui se trouve mail je le crois bien.
MARASCHINI.
Bon ! elle se trouve mal comme moi ; c*est un jeu.
DOHAUTCOURS.
Il est certain que de pareilles clameurs sont bien faites pour eflrayer. On devrait bien au moins ménager la délicatesse et la sensibilité des femmes.
FRANVAL
Eh! monsieur, nous savons aussi bien que vous ce que l'on doit aux femmes de ménagements et d'égards ; mais on n'en doit pas aux fripons. Achevez votre lecture, monsieur, voyons toute l'étendue des malheurs, de M. Durville.
LEDOOX, continuant,
a En conséquence, ledit Antoine Durville a tait « le tableau de sa situation présente, tant en actif (( qu'en passif; duquel il résulte que l'actif mon- <( tant à un million neuf cent cinquante-sept mille « trois cent soixante-douze francs quatre-vingtu dix-sept centimes. »
MARASCHINI.
Mais qu'ai-je besoin de tous vos millions? C'est trois mille francs que vous me devez.
LEDOUX, continuant,
« Et le passif à celle d'un million... »
FRANVAL
Allons au fait. Quelles sont les propositions qu'on nous fait?
LEDOUX
Vingt pour cent du montant des susdites créances, tant en capital qu'intérêts.
GRAFF
Ahl vingt pour cent; c'est trop peu aussi.