‹ Théatre choisiChapitre 181 sur 418 · DURVILLE , MADAME DURVILLE , MADEMOISELLE DELORME, FRANVAL · texte numérisé non relu

DURVILLE , MADAME DURVILLE , MADEMOISELLE DELORME, FRANVAL

DURVILLE

Monsieur, je suis bien aise de vous voir.

FRANVAL

Tant mieux, c'est bon signe. C'est madame Durville. On m'a fait votre éloee, madame; et j'ai besoin de votre appui pour décider M. Durville à se conduire comme il le doit. Il est à peu près prouvé que, malgré vos corsaires, vos créanciers irlandais, et votre sourd qui entend si bien les vérités qu'on lui dit, vos malheurs ne sont pas aussi grands que vous voudriez le faire croire.

DURVILLE

Monsieur...

FRANVAL

Il en coûte de s*avouer ces choses-là à soimême ; il doit en coûter bien plus de les avouer à d'autres ; mais nous sommes seuls : votre femme, mademoiselle Delorme qui prend le plus vif intérêt à votre famille, et moi, qui ne demande pas mieux que de vous rendre mon estime... Le moment est favorable. Si vous le laissez échapper, vous êtes perdu ; vous voilà condamné à passer pour le complice de Duhautcours. Chassez ce perfide conseiller ; déclarez que vos payements sont ouverts, annulez ce projet de transaction qui n'a pas le sens commun. Alors je me charge d'arranger votre affaire avec vos créanciers ; vous recouvrez leur estime, et vous pourrez regarder en face les fripons, et saluer les honnêtes gens sans les obliger à détourner la tête.

Page 1