‹ Théatre choisiChapitre 212 sur 418 · SCÈNE XXVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXVIII

MADAME MUSARD ; MUSARD , poriant de la mmigne et des earicatures; UN GARÇON MARCHAND, portant un baromètre,

MUSARD

Posez tout cela sur cette table. Pardon, ma femme, tu as à te plaiodre de moi... je vais t'ex-| pliquer cela tout à Theure, et pour faire la paix,' j'ai voulu te faire un petit cadeau : un baromètre excellent; ce n*est qu'à Paris qu'on peut trouver» de ces choses-là.

MADAME MUSARD

Oui, oui, continuez, achetez, satisfaites tous vos goûts ; veus êtes trop riche.

MUSARD

Mais regarde donc; cela fera-t-il un assez joli effet dans notre salle, sur notre tapisserie à per^ son nages, en regard avec notre pendule en marqueterie. C'est un louis que je vous dois, mon

ami ; tenez, {le garçon examine le huit.) Oh ! il est

de poids, je les pèse tous moi-même.

LE MARCHAND, remettant des adresses imprimées

à Musard.

Si monsieur est content, voilà des adresses.

MUSABD.

Donnez, donnez ; je les distribuerai à tout Saint- Quentin. Bien le bonjour, mon ami. [Le garçon sort,) Et puis deux sonates nouvelles pour violon ou forte-piano, ad libitum. {Il fredonne,)

MADAME MUSARD

Oui, chantez, chantez I

Et puis une collection de caricatures, oh ! vraiment comiques 1

MADAME MUSARD

On devrait bien en faire une sur vous.

MUSARD

Or çà, maintenant, il faut aue je te dise : tu t'imagines gue j'ai été partout? Eh bien! point da tout, je n'ai été nulle part.

MADAME MUSARD

Gomment! vous n'avez été nulle part.

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