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SCÈNE II MARCELIN, GASPARD, GEORGETTE

Votre servante, mon cousin.

MARCELIN

Bonjour, ma petite cousine. Ohl n'ayez pas peur, c'est mon ami Gaspard. Vous pouvez parler devant lui.

Ah 1 oui, ce monsieur avec qui vous avez renouvelé connaissance hier.

GASPARD

Oui, mademoiselle ; elle date de loin, notre connaissance.

MARCELIN

Eh bien ! votre père ?

!34 LES MAHlONNETTEa.

GBORGBTTB.

Il va Teoir; il eat au chàteaa. H. I sœur soDt arrivés.

Parbleu ! cela a fait assez de tapage toute la

nuit.

GBORGETTB.

Tout va bien, je ne crains plus que quelques petits obstacles.

haucblih. Des obstacles, dites-vous?

Ohl ne vous elTrayez pas; mon père ne m'a rien dit de positif; mais je devine ce qu'on ne veut pas dire par ce qu'on dit, moi.

HAKCBUN, A Gaspard.

Oh! elle est d'une finesse I et puis un respect pour soQ ancien maître 1 je la mène comnie je veui.

GBORGETTB.

Le cousin Marcelin, m'a dit mon père, nous fait

beaucoup d'honneur ; mais d'abord il est plus âgé

que toi. — Eh bieni tant mieux, mon père, il en

sera plus amoureux, plus complaisant. — U n'a

rien. — Est-ce que vous avez quelque chose, mon

père ? — Mais ton parrain, M. Dorvilé, qui t'a

promis de te faire du bien? -~ Voilà justement

icasion de réclamer l'effet de ses promesses,

n père. Et puis il me parlait de ce parent à

is dont ou n a pas eu de nouvelles depuis plus

douïe ans, et qui avait fait une si grande for-

e dans l'Amérique : Et encore, disait-il, comme

[■celin en était plus proche que nous, s'il y avait

ilque legs, quelque donation de ce côté-là ?

KABCEUN.

Lh I bien oui I le cousin Ducondray , n'est-ce I? c'est vrai, c'est mon cousin germain ; mais, nme vous dites, voilà douze ans qu'on n'en a endu parler; il est mort, ou marié, on perdu ; l'y a rien à en espérer.

GBORSKTTB. .

\i enfin, coulait-il, tu ne nieras pas, ma fille, ) Marcelin a de grands torts; après tout Tarit que feu son père a dépensé pour lui donner 3 belle éducation, se trouver encore plus pau-

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