ACTE I, 8CÈNB II. S
MARCELIN
J'allais t'en prier. J'ai fait la demande au père hier soir, il doit me rendre réponse ce matin. C'est un bon homme, Pierre Delorme, le jardinier du château. La petite est filleule de M. Dorvilé, propriétaire dudit château, pauvre riche qui ne se trouve pas assez opulent, et qui joue perpétuellement sa fortune pour l'augmenter encore. Tu entends bien que le père Delorme doit se trouver très honoré de la recherche d'un homme de lettres, et puis il n'est pas plus riche que moi. Eh bien ! je te réponds que malgré mon amour, s'il me refusait... je souffrirais, mais sans faiblesse, héroïŒuement. En fait de caractère, soit dit sans vanité, car je déteste l'orgueil, le ne m'estime inférieur à aucun personnage de vantiquité.
GASPARD
Je t'en fais mon compliment.
MARCELIN
Établi dans cette petite boutique, à l'entrée du parc de M. Dorvilé, oui ne peut pas me chasser,
Sarce que c'est un endroit de la commune, je jouis e la beauté du parc encore mieux que le propriétaire, je coule mes jours sans ambition, sans murmure, sans envie... Ah ! voici Georgette.