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DORVILÉ, MADAME DE SAINT-PHAR, VALBERG

MARCELIN

MARCELIN

C'est bon, c'est bon; j'ai le temps devoir le reste.

DORVILé.

J'allais au-devant de vous, monsieur.

MARCKLIN.

Eh! non; ne vous dérangez pas. C'est joli, fort joli; seulement l'entrée un peu mesquine. Oh! c'est tout simple , vous n'aviez pas une fortune assez considérable. Mais qu'est-ce que c'est, mon cher DorviJé? j'ai vu de grands apprêts; vous attendiez du monde à dîner, k ce^fu il ine parait; le repas fait partie du marché, n'est-ce pas? Permettez que je prie. madame de vouloir bien en faire les honitearsy et que je" vous invite vous et vos amis.

ACTB II, 80ÈNB X. S63

MADÂMB OE SAINT-PHAR

n est Yraîment aimable.

. VALBBB6.

Très aimable. Monsieur, c'est un honneur que je sais apprécier.

IIABCBLIN.

Monsieur fait-il aussi partie du marché?

VALBBRG.

Pas précisément; je suis un ami du château.

• DORVILé.

G*estM. Valberg, receveur de l'enregistrement de la ville voisine, qui venait me demander à diner.

MABGELIN.

Eh bien! monsieur...

VALBERG

Oui, monsieur, un homme pénétré de la douleur du cher Dorvilé, et ravi en même temps que la forlune sourie à une personne aussi intéressante; car les belles âmes se devinent, et du premier coup d'oeil je me sens porté par le sentiment...

MABGBLIN.

Ah! monsieur; il ne s'agit pas de sentiment, mais d'appétit, et je me fais un vrai plaisir... Âhf cousin Ducoudray, comme votre fortune me vaut des amis !

VALBBR&.

Ducoudray, diles*vous?

Le cousin dont j'hérite.

VALBBRG.

Attendez donc, je me le rappelle, j'ai eu le plaisir de le voir; je connais tout le monde, moi : un très galaut homme! Et il est mort! Parbleu je me félicite de retrouver un de ses parents...

MARCELIN

C'est moi, monsieur, qui suis enchanté.. . Gomme je vous disais, mon cher Dorvilé, l'entrée est mesquine.

VALBBBG.

. C'est ce que je vous ai toujours reproché.

MABGBLIN.

C'est surtout cette boutique d'éci:ivain qui nuil à l'ensemble.

964 JiBS MARIONNSTTS8.

VALBBRG.

Ahl ]e cher Dorvilé se serait fait un scrupule de vous déplacer.

DORVILÉ.

' Parbleu !

MARCELIN

Oh ! oui , il avait pour moi des égards ; mais moi je rachèterai le droit de la commune, et je médite déjà un plan de nouvelle coostruction.

Oui, on peut doDuer à Tavenue une tournure mélancolique et champêtre. Permettez que je ' m*établisse votre architecte ; nous avons quelque goût, quelque teinture de beaux-arts.

DORVILE.

C'est un homme universel que ce cher Yalberg.

MARCELIN

£h bien I monsieur, nous causerons , nous ver- .roDs; et |)uis ce n'est pas tout, mon nouvel ami; .vous habitez la ville voisine; je vous en prie, .dites à tout le monde qu'où vienne me voir, qu'on

sera bien reçu : je ne veux pas qu'on s'aperçoive

que le château a changé de maître.

VALBERG

C'est tout ce que ie demande, monsieur; il est déjà si cruel de perdre un voisin , un ami comme M. Dorvilé.

MARCELIN

Mais vous ne le perdrez pas; il viendra passer quelG[ue temps chez moi avec son aimable sœur. Or ça, maintenant c'est H. Léonard qui nous manque.

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