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SCÈNE VIII

DORVILÉ, MADAME DE SAINT-PHAR, VALBERG, MARCELIN , CELESTINE, DELORME, LÉONARD, GEORGËTIË.

Venez, mon çère; venez, monsieur Léonard : voilà mon cousin qui vient de me répéter qu'il m'aimait toujours.

DELORME

Messieurs et mesdames... Diable! je ne m'attendais pas à trouver si grande compagnie... Je vous demande pardon si je vous trouble... Certainement vous ne doutez pas du respect que j'ai l'honneur... Bref, mon gendre, avec la permission de ces messieurs et de ces dames...

MADAME DE SAINT-PHAR

Son gendre 1

GÉLBSTINE.

Quel ton !

DELORME

C'est M. Léonard qui vous apporte à signer votre contrat de mariage avec ma iille.

1te3 LES MARioKMSTtËÉ,

MARCSLIN.

Ahl fort bien, mon contrat de mariage.

LÉONARD

Vous voyez avec quel zèle je m'occupe de tons vos intérêts, monsieur.

DORTILÉ.

En effet, c'est montrer un grand zèle, monsieur Léonard.

LÉONARD

fin puis-je avoir trop pour M. Marcelin?

VALBERG

Non , sans doute ; et comme son ami , c'est du fond du cœur que je vous remercie ; mais quelquefois le zèle nous emporte, et permettez-moi de vous dire que vous vous êtes un peu pressé.

6E0RGKTTE.

Gomment, pressé?

VALBERG

Oui , vous devez sentir que le mariage ne peut avoir lieu aussi promptement

DELORMB.

Pourquoi donc cela ?

GBORGBTTB.

Eh ! mais, dites donc à ce monsieur qu'il se trompe, mon cousin.

BCARCELm.

Moi... Mais en effet... Je crois... Je crains... n faudrait savoir les motifs...

OEORGETTE. . s

Et quels motifs pourrait-il y avoir?

Oh I ne vous désolez pas ,. ma belle enfant ; tenez, le cher papa entendra raison mieux que voua.

DELORME

Moi? monsieur; mais je ne vois pas...

VALBERG

D'abord , M. Marcelin aime toujours votre fille » n'est-ce pas ?

MARCELIN

Oh! oui. (il part.} Ma, foi, ce n'est pas mentir,.

DELORMB. *

C'est quelque chose.

VALBERG

Mais au milieu des embarras d'une succession...

AOTS ni, SOiNB VIII. S8S

BIARCaUN.

C'est vrai.

MADAME DE SAINT-PHAR

Qui nécessairement entratne à sa saite des longueurs, des procès. . .

MABGELIN.

C'est juste.

VÀLBERIS.

Et puis» il est en deuil.

0BORGETÏB.

D'un cousin* -

▼ALBBRO.

D'un bienfaiteur.

MADAME 1>B SAINT^^HAH

La décence permet-elle...

CBLBSTINE. . .

Non, la décence ne permet pas.

DORYILÉ.

Enfin nous remmenons à Paris.

C^LESTINE.

Oui , nous allons à Paris.

GEORGETTB.

Comment! vous m'abandonnez?

MARCELIN

Ehl non, pas du tout, je reviendrai, ou plutôt TOUS viendrez nous rejoindre.

YALBER6.

Voilà ce que c'est ; la noce à Paris. Les gens ricbes ne peuvent pas se marier brusquement comme ceux qui n'ont rien; il faut du faste, de l'éclat...

GBORGBTTE. . .

Pourquoi ao m'avez- vous pas épousée avant d'être riche?

MARCELIN , à parK

Ma foi, oui, c'est dommage.

DBLORME. .

Mais pourquoi ne pas nous emmener avec toi?

MARCBLm^

Ehl mon Dieul je le voudrais;... mais, le puis-je?... M. Dorvilé, sa sœur, et puis M. Vali>erg et sa sœur.

GÉLESTINB.

Oui 9 la voiture est complète.

ifii . LES ICARIONNBTTCÇ.

VALBBBO.

Allons , mon cher Marcelin , voilà votre aimable cousine et son honnête homme de père oui sont raisonnables, qui sentent Timportance aes motifs... Pensons aux affaires de la succession. N*avez-vous pas des comptes à régler avec M. le notaire?

. MARGBUN.

Oui, vraiment.

LÉONARD

Mon confrère de Paris vous attend au château ■avec les titres et le portefeuille*

MARCELIN

Eh! que ne le disiez-vous donc? J*y cours; j*ai •de Targeni à vous compter, monsieur Dorvilé.

DORVILB.

Je suis prêt à le recevoir, monsieur Marcelin.

GSORGETTE.

Eh bien I vous me laissez , vous ne me dites rien 1

MARCELIN

Pardon , ma chère cousine ; je ne partirai pas sans vous dire adieu. (À pan,) Pauvre Georgette! •elle me fait de la peine. {Haut,) Croyez... (Bas,) Je ne sais ce que je dis. {Haut.) Je vais trouver le notaire. {Il tort.)

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