PHILIBERT CADET, MADAME DERVIGNY
DUPARC
MADAME DERVIGNT. '
Ah! monsieur Philibert, voilà un trait!...
PHILIBERT CADET
Madame, vous concevez... Nous autres jeunes gens., le cœur n'y est pour rien... Ce sont de ces distractions... à la campagne... {A part.) Je sens que je m'embrouille. (Haut.) Faut-il m'en vouloir pour une plaisanterie?
DUPARC
Est-ce aussi une plaisanterie que votre conduite avec M. Derlac?
Derlac I le gros commissaire des guerres?
DUPARC
U vient de me la raconter.
PHILIBERT GADIST.
Il est ici! (A part,) Encore un malheur; je ne puis aller nulle part sans trouver un créancier. {Haut,) Eh bien! Derlac! je serai enchanté de le voir : c'est mon ami; je l'ai connu quand j^étais dans les vivres. Est-ce qu'il vous aurait dit du mal de moi? C'est singulier. Ah! je vois ce que c'est. Tenez, il faut vous méfier de lui. Voici le fait. Il m'en veut parce qu'entre nous, sa petite femme est fort jolie, et ma foi...
DUPARC
Eh I mais, l'excuse est encore pire que la chose.
PHILIBERT CADET
Eh! non, parce que ses soupçons n'avaient pas le sens commun ; il y avait encore plus de jalousie de la part du mari, que de coquetterie de la part de la femme.
MADAME DERYIGNY.
Madame Derlac est une femme respectable.
PHILIBERT CADET
Aussi, loin de contester ses vertus, je veux que *e diable m'emporte.*.