‹ Théatre choisiChapitre 380 sur 418 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

PfflUBERT aîné, MARIANNE, MADAME .DERVIGNY, DUPARC.

MARIANNE, arrivant la première.

Je les ai rencontrés ; je leur ai parlé de vous. Ils me suivent.

DUPARC, entrant en scène.

Eh ! que m'importe que mademoiselle Marianne le trouve à son gré ? Je ne veux plus recevoir d'inconnus à la campagne. A-t-il à me parler d'affaires? qu'il vienne à Paris.

MADAME DERVIGNY

Eh bien I Marianne, où est-il ce monsieur qui ne nous demande qu'un moment d'entretien ?

MARIANNE

Le voilà, madame.

MADAME DERVIGNY

Voyons, monsieur, que nous voulez-vous? Que prétendez-vous ? Qui êtes-vous ?

PHILm^RT AÎNÉ.

Madame, je suis... je viens... pardon; mais je me sens tellement déconcerté... Faut-il qu'une méprise que je ne pouvais prévoir, ni empêcher, ait changé les dispositions favorables que vous et monsieur aviez témoignées à mon ami Glairville!

DUPARC

Vous êtes Tami de M. Glairville ? et moi aussi, je l'aime de tout mon cœur; mais je vous avoue qu'après ce qui s'est passé, ses recommandations ne sont pas d'un grand poids auprès de nous.

PHILIBERT AÎNÉ

Je conçois et j'approuve votre défiance. Aussi, n'est-ce qu'en tremblant que j'ose vous parler; mais, monsieur, si je ne possède pas toutes les vertus, toutes les qualités dont il a plu à son amilié de me gratifier, croyez au moins à tout ce qu'il a pu vous dire de mon estime pour vous, de mon respect pour madame, de mon amour pour mademoiselle votre fille.

MADAME DERVIGNY

Qu'est-ce à dire ? Vous aimez ma petite-fille?

PHILIBERT AÎNÉ

Oui, madame; oui, monsieur; content de la

4S2 LBS DSUX PHILIBERT.

voir, de Tadmirer, n'osant tous parler, n'osant concevoir encore aucune espérance, depuis un mois, je vous ai suivies partout.

MARIANNE

Serait-ce notre jeune homme? Je cours chercher mademoiselle. (Elle sort.)

MADAME DBRVIGNT*

Eh I mais qu'a-t-elle donc?

DUPABG.

Est-eUe folle?

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