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SCÈNE IX

CHARLES, seul.

Quel dommage que cette petite soit si pauvre ! Respirons. Me voici donc aux champs, loin de Paris. Je suis parvenu au comble de mes vœux. J'ai de bons gages, de gros profits ; et déjà très bien nippé, j^i là dans ma poche, en or, d'assez jolies économies. Eh bien I j éprouve comme une espèce de satiété ; jeune encore, je me sens dégoûté du monde, et je suis tenté d'offrir à monsieur ma démission.

Air nouveau.

Pour servir dans la grand*ville, Je n*ai point rhumeur servile Ni rame sordide et vile Des jockeys Et des laguais.

A leur insipide vie, J*ai voulu me faire en vain.

Le jeu m*attriste. m'ennuie, Et je n*aime pas le vin.

Pour moi, ces fines soubrettes.

SCBNB X. 441

Bien perfides, bien coquettes, Leurs œillades, leurs sornettes Désormais Sont sans attraits.

Je n*ai plus enfin qu'un espoir, C'est celui d'avoir Un joli manoir.

Où, toujours content.

Riant et chantant.

Je puisse gaiement Vivre un jour indépendant.

Là, je veux être honnête homme; Que pour tel on me renomme, Et que partout on me nomme, Sans façon, Le bon garçon.

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