SCÈNE II
CHLORIS , seule.
Ah ! mortelles douleurs !
Qu’ai -je plus à prétendre?
Coulez, coulez, mes pleurs :
Je n’en puis trop répandre.
Pourquoi faut-il qu’un tyrannique honneur Tienne notre âme en esclave asservie ?
Hélas ! pour contenter sa barbare rigueur,
J’ai réduit mon amant à sortir de la vie !
Ah ! mortelles douleurs !
Qu’ai-je plus à prétendre ?
Coulez, coulez, mes pleurs :
Je n’en puis trop répandre.
Me puis-je pardonner, dans ce funeste sort,
Les sévères froideurs dont je m’étais armée?
Quoi donc, mon cher amant, je t’ai donné la mort! Est-ce le prix, hélas! de m’avoir tant aimée?
Ah ! mortelles douleurs !
Qu’ai-je plus à prétendre?
Coulez, coulez, mes pleurs :
Je n’en puis trop répandre.